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20 - Château des Capitans - Vins Georges Duboeuf

Château des Capitans

Les Vins Georges Duboeuf sont à déguster dans la superbe cour du Château des Capitans

Aux Capitans, on a le sens du devoir et le goût de l’effort. Un vrai travail de fond est mis en place par Philippe Boulay le directeur technique. Aussi rectiligne qu’un rang de vigne, ce terrien trace son sillon sans ciller: “Nous vendangeons entièrement à la main et égrappons en moyenne 20% d’une récolte, cela varie en fonction des millésimes. La cuvaison dure neuf jours, puis on chauffe pour faire partir les fermentations, on pressure alors tout de suite. Entre 10 et 20% d’une récolte sont élevés dans des fûts d’un ou plusieurs vins puis, au bout de six ou sept mois, on met en bouteille au château. 

La demeure

Comme les rognons de granit rose que l’on foule en dévalant les coteaux, les siècles qui façonnent l’histoire des Capitans restent arrimés à l’histoire du vignoble. En ces lieux s’est écrite une page des riches heures de Juliénas, celles qui passent au pourpre et poussent “l’ave” jusqu’à Julien l’Apostat, voire jusqu’à Jules César. Une chose semble certaine: par sa position stratégique, ce site séculaire évoque le passé glorieux des capitaineries; d’ailleurs les grandes manœuvres vigneronnes y ont cours depuis le XVIIIesiècle! Le château, datant de cette époque, s’est doté d’une loggia italienne très stylée. Au début des Années folles, le Lyonnais Pierre Peyret en modifie l’ordonnancement. Ouvrant la “cage au gamay”, “son petit loup” Victor fait des Capitans le plus parisien des crus du Beaujolais: ses amis plumitifs du Canard enchaîné viennent s’y réfugier durant la Seconde Guerre mondiale, appréciant ainsi de venir “prendre les eaux à Juliénas”. Après 1945, ils célèbrent à sa juste saveur le Château des Capitans, qu’ils diffusent dans le Tout-Paris médiatique. En 2004, lorsque le Château des Capitans est à vendre, Georges Duboeuf le rachète et en fait la propriété majeure de la famille.En plus de la parcelle de 6,85 hectares entourant le château, sur un terroir argilo-limoneux, s’ajoutent 4 hectares en 2012.”Les nouvelles parcelles de La Bottière, situées sur un sol sablonneux, donnent des expressions plus souples. Sur les hauteurs de Juliénas, Vayolette, de maturation plus tardive, produit des vins tout en fraîcheur.